Que la fête commence !

Comme disait Christophe Barbier « La peau se maquille, mais le cuir ne ment pas ». L’avocat de Sambi, prétendant député, notre Jacques Vergés national, reconnaît dans sa défense et je cite « Sambi était au courant que des milliards se trouvaient à la banque, point ce tout ». Ceux qui suivent les nouvelles du Maître se sentent pris en otage le matin par l’avocat, et l’après-midi par le politique. Un conflit d’intérêts en permanence.

Qui peut croire en une personne dont l’unique but dans la vie et de défendre le dossier le plus scandaleux qu’à jamais connu notre pays, bouleversant notre image et la dignité à l’international ? Avez-vous pris cette décision contre votre propre conscience ou simplement par haine contre le président Azali Assoumani, qui t’a battu aux précédentes élections ?

Aujourd’hui les avocats du barreau de Moroni sont divisés sur la question de « Mahmoud ».  En effet, comment parler de maître Mahmoud sans évoquer Sambi ? Malheureusement, la plupart des avocats ont décidé de fermer les yeux sur les détournements colossaux du client Sambi, sur les mensonges des affaires de Bachar Kiwan, sur la démolition du Galawa, etc. Il est alors temps que nous réformions en profondeur le barreau de Moroni, pour que le pays dispose enfin d’un véritable ordre des avocats. En parallèle, nous devrions mener un combat contre cette délinquance économique cette financière qui gangrène notre pays à tous les échelles.

Nous ne sommes plus en 2006, ou tout le monde croyait aux mirages de Sambi. De nos jours, le peuple se souvient d’un Président menteur, et d’un chiite de premier rang. Fini les mensonges. Impossible de partager un rêve avec le parti Juwa. Les Comoriens sont désormais attentifs et suivent scrupuleusement les avancées de cette voie tracée par les agences de notations mondiales en faveur de notre pays.  

Cher Me Mahmoud, vous étiez où au moment des campagnes de Sambi ? Avez-vous gobé ses promesses ?

Avant de conclure, revenons en l’an 2011, l’année où Sambi a signé un pacte avec son ancien protégé « Iki ». Il lui promettait alors de faire tout ce qu’il fallait pour qu’il arrive à la présidence, pour que par la suite, « Iki » le nomme « Guide suprême » à l’image du guide suprême iranien. Tout le monde savait qu’« Iki » allait droit au mur électoralement parlant, mais Sambi a détourné ces votes au profit de son protégé. Et voilà aujourd’hui ; notre Jacques Vergés crie au hold-up électoral. Quelle ironie !