Saïd Elanrif (Ridja), un homme sans repère

L’article en bref :

  • Larifou a encore fait des siennes.


  • En politique, les discours, les mots et les engagements font foi d’homme digne.


  • Vingt ans de soi-disant lutte d’idéaux politiques et malgré tout ça, incapable d’obtenir une légitimité de mandat, ni préfet, ni maire, n’en parlons plus d’un siège de député).


  • Emmanuel Macron en France, Luigi Di Maio en Italie, Sébastien Kurz en Autriche, Justin Trudeau au Canada ne se contentaient pas de se plagier entre eux.


  • Les esprits villageois, le communautarisme et le régionalisme n’ont plus leurs places à l’heure de l’Émergence.


  • Comment peut-on avoir confiance, en un homme qui a échoué dans sa carrière d’avocat ? Tu veux diriger un PAYS ? C’est pathétique.


  • Chers amis, ne cherchez pas très loin, la vraie raison de sa nouvelle nomination à la vice-présidence du CNT est liée à cette prime de 300 euros par mois. Tout le reste n’est que mensonge.


L’électron libre de tous les mouvements politiques des vingt dernières années a encore fait des siennes. Par ricochet, la fin du Comité National de Transition est annoncée.

Screenshot 2019-09-21 at 20.29.15.pngUn éminent politicologue a un jour dit qu’« un mouvement politique sans projet, ni programme, n’est qu’un produit de déviance intellectuel de l’esprit, ou plutôt un mépris de l’intelligence de soi » .

Sur les questions sérieuses comme la politique, l’environnement ou les droits des animaux, chacun est libre de se faire son opinion, et d’avoir sa façon de voir les choses. Mais en politique contrairement aux domaines évoqués plus hauts, les discours, les mots et les engagements font foi d’homme digne. Ainsi, les promesses constituent un contrat passible de sanctions morales ou de désaveux.

Si nous pouvions adresser un message à Said Larifou, nous commencerions par lui demander combien de temps le faut-il encore pour revenir à la raison. Parce que cher Monsieur, vingt ans de soi-disant lutte d’idéaux politiques et malgré tout ça, vous avez été incapable d’obtenir une légitimité mandative. Pour parler simplement, ni préfet, ni maire, n’en parlons plus d’un siège de député). Un sage Comorien nous dit : « MDROU KADO PVIYAZA YE ZAHARAYA BA ZOKANGAMANA NAMDROU ».

Pour te lancer en politique, il t’a fallu beaucoup de temps cher Monsieur.  Tes petits frères Emmanuel Macron en France, Luigi Di Maio en Italie, Sébastien Kurz en Autriche, Justin Trudeau au Canada n’ont Dieu merci, pas connu une telle endurance. Par contre eux, ils avaient à proposer à leurs peuples respectifs des idées concrètes et réalisables, ils étaient dotés de projets mesurables et proposaient des délais d’exécution raisonnable.  Et ne se contentaient pas de se plagier entre eux (lire : Said Larifou aurait copié le programme de Macron).

Si on voulait comparer ton âge et ton parcours, on conclurait qu’il est que tu prennes ta retraite politique. Nous sommes à la croisée des chemins, dans une nouvelle ère, avec une nouvelle génération. Nous voulons croire qu’il en est fini de la « politique politicienne ». Les esprits villageois, le communautarisme et le régionalisme n’ont plus leurs places à l’heure de l’Émergence.  

Une question nous revient souvent lorsqu’on se projette dans l’avenir de notre pays. Pourquoi le peuple comorien qui souhaite (vraiment) le changement reste bras croisés, en voyant défilé des hommes politiques qui appartiennent au passé, vouloir venir leur miroiter un futur commun et mirobolant 

Maitre, Larifou ! Joli titre. Blague appart. Comment peut-on avoir confiance, en un homme qui a échoué dans sa carrière d’avocat et qui a fait couler sa boîte ? (lire : L’avocat Saïd Larifou en garde à vue à La Réunion)

Bien que cela soit à la fois lamentable et méprisable, ses échecs professionnels ont toutefois l’honneur de mettre en doute ses compétences en exposant au grand jour ses lacunes béantes.  Comment peux-tu aujourd’hui nous dire que tu veux diriger un PAYS ? C’est pathétique.

À la Réunion, où Said Larifou avait jadis le siège de son activité, les autorités fiscales lui ont fermé sa boîte après toute une série de mises en demeure et de sommation. Il est aujourd’hui passible de lourdes sanctions. Il doit sa survie à la liquidation administrative et judiciaire de son cabinet. En effet en déposant le bilan, Me Larifou compte bien sauver sa peau.

Aujourd’hui s’il est installé en France métropolitaine, ce n’est pas un hasard. Il se dit qu’il se retrouve coincé (ne pouvant plus aller à la Réunion et aux Comores), dépourvus de quoi subvenir à ses besoins. De fait, sa seule échappatoire a été de s’infiltrer dans le CNT. La trésorerie du mouvement va en prendre un coup. Pour preuve, certains financiers auraient d’ores et déjà commencé à retirer leurs financements.

Il est quand même aberrant qu’un homme de sa « stature » ait contraint les autres membres du bureau du CNT à lui notifier sa compétence à percevoir les 300 euros dévolus à l’asile politique. Chers amis, ne cherchez pas très loin, la vraie raison de sa nouvelle nomination à la vice-présidence du CNT est liée à cette prime de 300 euros par mois. Tout le reste n’est que mensonge. Encore une fois.