Abou Ousseini et l’UPDC : quand le bateau coule, les rats quittent le navire

Résumé de l’article :

  • La deuxième personnalité de l’État a adressé un message fort à l’UPDC.


  • Pausé, calme et très persuasif, le Dr Abdou Ousseini a tenu à répondre à tous ces détracteurs de l’UPDC.


  • Nous autres spectateurs, attendions une contre offensif de l’autre camp. En vain.


  • Dans son interview, le Dr Ousseini a déclaré que seul Ikililou Dhoinine était la seule personne compétente pour donner un tel mot d’ordre.


  • Il n’a pas été voté grâce à ce parti, mais parce que sa région – Nyumakelé (il est originaire du village de Hada).


  • En politique comme ailleurs, passez-moi l’expression, mais quand le bateau coule, les rats quittent le navire.

La réaction de la deuxième personnalité de l’État a eu le mérite de réduire au silence le groupe de l’opposition. Un coup de tonnerre, que dis-je, un séisme ! Les superlatifs me manquent pour qualifier le message fort adressé à l’UPDC.

D’habitude très discrète dans les médias, le Président de l’Assemblée n’est pas pour autant avare de mots. Il ne les a effectivement pas mâchés lorsqu’il a accordé cette semaine, une interview de plus d’une heure à Oubeidillah Mchangama. Il faut dire que sa mise en ligne a été reçue comme un tremblement de terre. Pausé, calme et très persuasif, le Dr Abdou Ousseini a tenu à répondre à tous ces détracteurs de l’UPDC en les défiants entre autres, d’être présent à chaque fois qu’il aura un congrès du parti.

Pour la première fois depuis le quinquennat noir d’Ikililou Dhoinine, le Docteur Abdou Ousseini passe à l’offensif.

Ce coup de grâce a par ailleurs le mérite de tracer une vision, bien qu’idéalisé du projet politique de l’homme. Il n’est en effet pas passé à quatre chemins – avec un ton affirmatif – pour délivrer son message à ces destinataires respectifs. Nous autres spectateurs, attendions une contre offensif de l’autre camp. En vain. Il semble que le secrétaire du groupe UPDC a tenté d’être joint au téléphone, mais ce dernier est resté injoignable, et cela malgré les messages qui ont été laissés.

Dans son interview, le Dr Ousseini a déclaré que seul Ikililou Dhoinine était la seule personne compétente pour donner un tel mot d’ordre (il parlait de sa supposé suspension du parti). Étant le Président d’honneur du parti, cette prérogative lui revient en effet de plein droit.

« J’y suis et je reste partisan de l’UPDC, jusqu’à preuve contraire » a martelé le Président de l’Assemblée.

Il a aussi profité de l’occasion pour rappeler un certain nombre de points important à savoir que :

  1. Depuis sa création, le parti UPDC dispose de règles de conduite approuvées par un congrès national du parti.
  2. Le parti est quasiment inexistant dans la mesure où de nombreux partisans et sympathisants se sont dispersés en faveur d’autres formations politiques.
  3. Il trouve lamentable d’entendre dire ici et là que Mamadou serait devenu le président de ce parti, ce qui évidemment « faux et inimaginable ».
  4. Il n’a pas été voté grâce à ce parti, mais parce que sa région – Nyumakelé (il est originaire du village de Hada) – a choisi de porter son enfant (lui) à cette position pour la représenter au niveau national.

De plus, le discours du Président de l’Assemblée laisse entendre que ceux qui tiennent le bureau de l’UPDC sont passibles de sanctions administratives. En effet, toujours au regard des textes qui régissent ce parti, la soi-disante légitimité du bureau est passible d’une plainte judiciaire.  Ceci nous rappelle évidemment la crise qui a secoué le parti RDC, se soldant par l’éclatement de ses membres entre les partisans de Mouigni Baraka Said Soilihi et ceux de Djaé Ahamada Chanfi.

En politique comme ailleurs, passez-moi l’expression, mais quand le bateau coule, les rats quittent le navire. Et les exactement ce qui est en train de se passer à l’UPDC, car bien qu’il y en qui font semblant d’être en vie, ces mêmes personnes se savent en réalité déjà mortes politiquement. À suivre.