Douanes, la fin des privilèges ?

Tel un vieil animal mourant qui se débat dans son dernier souffle, les douaniers ont déclaré la guerre à leur chef.

Communiqués, pétitions, chaque semaine à son lot de revendications pour déstabiliser le Directeur Général des Douanes.

Mais que lui reproche-t-on exactement ? En tout cas pas les résultats. Il a triplé le chiffre d’affaires des douanes,  passant de quelque 800 millions à plus de 2 milliards tous les mois.

Par contre la méthode du numéro un des douanes en froisse plus d’un.

Son credo :  » au boulot, il n’y a pas de famille ni amis, il n’y a que des devoirs et des responsabilités ».

Les opérateurs ne disposent plus de leurs passe-droits. Désormais ils doivent payer « le vrai prix » avant de disposer de leurs marchandises. Et les premiers à en pâtir sont les douaniers eux-mêmes qui ne disposent plus des mêmes « à-côtés ».

Un douanier avec un salaire de base de 100 000 KMF pouvait cumuler jusqu’à 1 million KMF par mois en « à côté », et ça pour les moins bons d’entre eux.

Kamalidine

 

Donc forcément le type gène. Il tape où ça fait mal, au portefeuille. Certains lui reprochent même d’être nuisible politiquement,  et oui il n’arrose pas assez, ou ne facilite pas l’arrosage.

 


Pourtant,  tout le monde salue les nouvelles méthodes de travail de Directeur Kamal, « la rigueur qu’il fallait dans l’administration », ou encore « si toute l’administration fonctionnait comme les douanes, le pays ferait un gros pas en avant », commente la rue.

Mais manifestement les douaniers ne sont pas de cet avis. Trop de rigueur tue le business… Kazi tsu kiri hata…