L’IMPUNITÉ : UNE COUTUME COMORIENNE ?

L’une des tragédies de notre société, c’est la question de l’impunité. Que ce soit en politique, ou dans la gestion des sociétés, les responsables ne s’attendent pas à être poursuivis pour “malversation financière”.

L’idée qu’on pourrait être poursuivi pour détournement n’est toujours pas entrée dans les moeurs. Et souvent, ceux qui sont inquiétés pour ces fautes graves, se retrouvent souvent à camper aux portes des dirigeants pour obtenir (ou négocier) de la compassion. On se permet de rechercher refuge et protection chez les chefs et les juges au nom des amitiés et des petites faveurs malsaines pour éviter des poursuites.

Quelqu’un a dit qu’il faut appeler chat un chat. Et au sujet de Sieur Mahamoud Tadjidine et sa mère, qui fut un temps à la tête de la SNPSF, la tragédie a atteint ses limites. Le chat devient voleur, et la chatte sa complice.

Près d’un demi-million d’euro que Mariame Soudjay a détournés des comptes de la SNPSF, en complicité de sa propre progéniture. Vilaine affaire.

Nous attendons des responsables à qui on a confié les sociétés d’État à défaut de les faire fructifier, de les rendre meilleures, dans l’intérêt de tous. Dans le cas contraire, tout au moins, de les restituer telles qu’elles, et non d’en faire des vaches à lait familiales.

Et dans le cas de la pauvre SNPSF, la collusion abusive, entre le fils et la mère est manifeste, et dépasse de loin l’entendement, du fait que la mère et le fils ont été aux fourneaux. Une affaire à suivre…