🤮⛔ Said LARIFOU : la raison de sa fuite est dévoilée

Pendant longtemps, la transparence n’était pas dans l’ADN de notre pays. En effet, c’est lors de la dernière campagne présidentielle que beaucoup de nos responsables  estimaient qu’il est temps de changer la donne. Il y avait chez les comoriens un sentiment de fatalisme. On savait que certains hommes politiques, y compris les leaders des partis, dans des fonctions éminentes, s’accommodaient des règles, franchissaient la ligne jaune. On tolérait ces formes de facilités que l’on pensait propres à la vie politique. Aujourd’hui, les comoriens ne l’acceptent plus.

Une histoire rocambolesque vient d’être dévoilée au grand jour : la raison de la fuite de Said Larifou à Paris. L’histoire d’un homme ambitieux dépourvu de conscience civique. Lâcher inamicalement par les siens lors de sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, le Président légendaire du parti RIDJA s’est retrouvé sans soutiens physiques, morales mais aussi et surtout financiers.

L’enfant de Foumbouni traverse le désert seul. Il a pris le risque fatal de faire campagne dans les trois iles sans un sou dans la poche. Le risque était osé mais l’homme de droit est habitué aux fracas et aux mauvaises manières. Il est bien connu dans le milieu. En se rendant à Anjouan, avec tout son Staff et peu de sympathisants grand-comoriens, l’avocat se précipite à l’accueil de l’hôtel «Le Papillon». Il demande d’être reçu par le Gérant en personne. Et c’est là que son film fantôme commence. Une histoire digne des légendes d’Abdou «Mnanouni».

Le Président du Parti RIDJA étale son sujet avec aisance, sans remords. Il attaque tel un loup de Wall Street. Il demande une réduction du prix des chambres, y compris le déjeuner offert, il propose au Gérant de lui accorder bénéfice auprès de ses sympathisants, montrant ses muscles qu’il est doté d’une fortune imaginaire. A la fin de son spectacle : c’est la cerise sur le gâteau. Il demande du crédit téléphonique pour son Staff et de l’argent liquide pour honorer «yé matrouzo». Pour embellir son sujet, il dépose un chèque en bois auprès du Gérant. Une fois que son périple anjouanais prend fin, Said Larifou quitte en catimini l’ile aux jasmins pour Moroni.

L’ancien résidant réunionnais évoque ces passants qui, dans la rue ou dans la file d’attente d’un guichet d’une Banque à la Place de France à Moroni, l’insultent en filmant sa réaction avec leur téléphone portable, cette femme qui l’interpelle un jour au pied du palais de justice : « Quand je pense que mon fils habite la même rue que vous, ça me fait vomir. Vous ne gouvernerez jamais ce pays. Vous êtes cinglé » « C’est de la haine. De la haine brute », dit-il.

Quelques jours après, le Gérant de l’hôtel «Le Papillon» alerte toutes ses connaissances. Le gotha de l’hôtellerie est au courant. Said Larifou cherche tous les moyens pour quitter Moroni. Sauf qu’il y a un petit problème : il faut absolument attendre les résultats provisoires de la CENI. En attendant, l’homme de droit peaufine son évasion. Il prépare son grand voyage. La suite, nous connaissons tous les âneries évoquées ici et là par Larifou. Il fait semblant de se blesser, quitte Moroni sans bagages et sans carnets, direction Paris.

Quelle Ă©preuve que d’ĂŞtre obligĂ© de se mettre Ă  poil comme ça. Quelle impudeur ! Said Larifou est parfaitement responsable de ses actes. Il a le sentiment d’avoir trahi cette promesse de l’aube, qu’affichait son parti RIDJA au milieu des annĂ©es 2000, cet «hĂ©ritage de valeurs familiales humanistes» lĂ©guĂ© par ses parents. La question qui se pose est simple : Combien de temps restera-t-il Ă  Paris ?

Maitre Claude Mlatamou