🔞 A quand la 4ème voie❓

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Le peuple comorien martyr attend toujours la bonne voix pour plus de paix, de stabilité et de développement. Entre dictature sous Ali Soilihi et parti unique sous Ahmed Abdallah ou multipartisme sous Djohar, le peuple ne s’est toujours pas retrouvé.

Aux Comores, tout le monde est politique et politologue. Tout le monde est politiquement manipulable. Manipulable par les politiciens mais aussi et surtout par les petits fonctionnaires des chancelleries occidentales. C’est ainsi que l’on trouve une pléthore de candidats aux dernières élections présidentielles aux Comores. Le colonel Campagnard, ce lion en papier, de part ses liens avec col. Léonard ou col. Geolot a bien cru qu’il est présidentiable. Un officier français lui a fait comprendre qu’il est le chouchou de la France parce qu’il a bien osé témoigner contre l’État comorien en faveur de Bob Denard, ce mercenaire aux services de la France, dans l’affaire de l’assassinat du président Ahmed Abdallah.

Le colonel Soilihi alias Campagnard est conseillé par des taupes de la France notamment Mme Nadia Tourqui, mercenaire aux eaux troubles et protégée des chefs de Missions à Moroni  par sa générosité féminine.

La conseillère veut importer le modèle de violence qu’elle a vécu au Congo et en Côte d’Ivoire ou en Haiti.

Le colonel en papier est aussi soutenu par un autre serviteur de la République qui s’est vu attribuer le poste de Secrétaire général de la COI pour trahison à la nation  au détriment d’Abodo Soefou, politiquement et moralement plus stable.

Campagnard, ancien chef d’état-major de l’AND qui ne s’est jamais occupé de la carrière de l’Armée est un corrompu de haute gamme. Les pièces de rechange des véhicules de l’armée, le ratio alimentaire des militaires, le détournement des marchés publics au profit de son entreprise de ramassage des déchets et la vente du gasoil et autre  pillage de de la Socété comorienne des Eaux et de l’Électricité sont autant de facteurs qui illustrent celui qui veut avoir la charge de notre destinée.

Il se veut un modèle de gouvernance et de patriotisme. A en croire les services de l’État, il n’a jamais payé d’impôts et ne faisait que dédouaner les marchandises de son entreprise, au nom de l’AND. Quelle gouvernance ! Quel patriotisme ! Le prétendant futur président n’a ni foi ni loi. Sa culture est très limitée car ne concerne que l’argent, rien que l’argent. Son entreprise n’a jamais payé d’impôt ni tout autre taxe au mépris de la loi. Pourquoi est-il allé négocier et obtenu 40 000000 fc à lui seul au trésor public pour soit disant sa retraite et ses arriérées et 28 000 000 fc d’arriérées pour son entreprise à un moment où tous les fournisseurs de services et les fonctionnaires traînent avec des bons de caisse et des arriérées de salaires ? Question de moralité !

 Comment un candidat aux présidentielles qui déclare avoir retiré sa candidature peut prétendre parler encore au nom de militants ? N’a-t-il pas lu les déclarations des différentes Organisations qui ont conseillé les Comoriens à exercer leur droit civique en toute sérénité et à régler leur contentieux à travers les structures étatiques ?

 Non. Je ne suis pas Campagnard ! A la Cour Suprême, il mobilise son épouse et ses belles sœurs. A l’ambassade des Comores à Paris pour séquestrer le personnel, il mobilise son neveu. A Kandani, il mobilise les frères d’armes et fait mourir le commandant Faissoil Abdoussalam.

S’est il prononcé sur les Assises Nationales et sur le referendum ? A-t-il fait une déclaration sur la crise franco-comorienne au sujet de Mayotte ?

Il est à prévenir que l’appel à la violence, au soulèvement populaire et à insurrection n’est pas la gouvernance que demande le peuple comorien ! Je l’invite à lire Laurent Gbagbo et Uhuru Kenyatta avant d’aller plus loin dans ses âneries en attendant la 4ème voie car la quatrième voix  ne rassure pas.

Abidine Nahoudha