5e congrès du parti CRC : des Comoriens des trois îles ont adhéré au parti

La Convention pour le Renouveau des Comores est un parti des masses et des cadres intellectuels, dont son organisation et sa stratégie politique ont toujours été claires et selon certains, très bien calculé.

Pour atteindre ses objectifs d’émergence à horizon 2030, le parti se doit de se rapprocher du public en offrant un modèle politique prospère. On comprend donc que le parti CRC est en quête de la confiance du peuple.

Les organisateurs de ce congrès ont émargé plus de dix mille personnes, de même pour ceux qui ont installé les chaises ce jour-là.  

Au cours du congrès, Mohamed Iliasse, l’ancien Secrétaire général a commencé par présenter son bilan de trois ans passés à la tête du parti. Un bilan qui a notamment été marqué par les assises nationales, le referendum, et les élections présidentielles.

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Les adhérant ont été convoqués à cette assemblée ordinaire – comme cela est défini dans les textes et le règlement intérieur du parti – pour élire un nouveau Secrétaire Général et les nouveaux membres du bureau. Afin de conserver l’unité du parti et se projeter vers l’avenir, les membres ont choisi pour comme leader et homme fort du parti, Youssoufa Mohamed alias Belou, l’actuel Directeur de cabinet du Président en charge de la défense.

Le fait marquant en ce jour était l’apparition des partis et sympathisants qui soutiennent le parti de la Convention pour le Renouveau des Comores. Des anciens membres des partis Juwa, UPDC, RDC, RADHI et ORANGE ont par cette occasion manifesté leur soutien en participant au congrès. Dans une atmosphère très partisane, le parti du pouvoir a prôné un renouvellement des structures et un renforcement des instances régionales et locales.

Par la suite, le successeur de Mohamed Iliasse a salué le travail immense réalisé, un service rendu avec détermination et remercie les partisans de l’avoir choisi comme Secrétaire Général du parti. Pour ce faire, l’adhésion ne suffit pas. En effet, le manque et la multiplicité des intérêts politiques freinent les efforts du Chef de l’État visant à mettre en place son programme de développement.

Toutefois, ce qui a été fait durant trois ans par ce régime laissé entrevoir que le changement est possible. Entre autres, le Président Azali a enclenché de véritables réformes politique et institutionnelle qui nécessitent par ailleurs, une majorité parlementaire pour être pérennes. Cette institution conditionne l’obtention de la stabilité économique. Ainsi, c’est seulement avec le soutien du peuple que l’Émergence voulue par la CRC sera possible.