Quand l’hypocrisie nous permet d’exister au point d’en oublier son métier

« Le problème avec l’hypocrisie, c’est de ne pas parvenir à s’arrêter à temps » – Laurent Fabius.

« Arrête un peu, nous aurions fait exactement la même chose si nous avions été au pouvoir » (traduit du Comorien), disait en substance deux partisans du parti Juwa qui étaient en train de débattre sur les prétentions de Mahmoud, et de son rôle de conseil juridique (en d’autres termes, avocat).  

On se croirait à la Star Academy des défenseurs des droits de l’homme avec l’arrogance, les fausses manœuvres de diversions et les aspirations politiques en plus. L’heure n’est ni grave, ni à la panique et il ne suffit pas de bien mentir pour avoir raison.

À la fois avocat et politicien, Mahamoud est aujourd’hui contraint de manipuler certains médias et les réseaux sociaux pour prouver son indéfectible volonté à défendre son client et son parti.

Bien sûr que le peuple aime que l’on défende les droits. Mais de quels droits parle-t-on ici ? De quelle maladie souffre notre protagoniste ? Puisque Mahamoud devenu entre-temps médecin, n’est toujours pas capable de nous dire exactement de quoi souffre son patient / client.

En effet, si la situation était très préoccupante au point elle nécessite une évacuation sanitaire, il faudrait dans ce cas, une ordonnance du juge d’instruction. Mais pour cela, il aurait fallu qu’une requête ait été déposée par Me Mahamoud. Chose qu’il n’a pas été fait jusqu’à preuve du contraire.

C’est clair que la multiplication de ces paroles dans les médias ne fait que se contredire. En ce qui concerne le droit – je ne sais pas pour le reste – il me semble que toutes les choses ne peuvent être additionnées les unes aux autres pour espérer avoir le résultat de son choix. Et ce n’est pas dans les médias que le problème va se résoudre, sachant que les expertises médicales ont toutes conclu que Sambi va mieux. Alors quoi ? C’est à celui qui cri le plus fort ?

Il apparaît donc clairement que l’avocat de Sambi n’a fait qu’avancer des mensonges à travers ses tactiques de diversions répétées.  

On rappelle que lors de sa dernière conférence de presse (d’ailleurs pourquoi il fait des conférences de presse ?), il a même avoué qu’il n’était pas médecin lui-même, mais a surtout avoué ne pas avoir demandé les rapports d’experts prouvant la supposée malade de son client. Chose qui lui aurait permis de constituer un dossier solide et probant pour ainsi faire ressortir la vérité.

Il est donc naturel que nous pensions que tout ceci n’est qu’un simple jeu de dupe sorti tout droit de l’imaginaire de Mahamoud. Pour quelles fins ? L’avenir nous le dira bien assez tôt. 

Pour conclure, on retiendra que seuls, la clarté professionnelle et les rapports d’experts peuvent faire foi dans une procédure juridique. Et qu’en dépit de preuve scientifique solide et étayée, les gestations administratives et médiatiques n’ont pas raison d’être et ne peuvent en aucun cas être confondu avec une « défense » juridique digne de ce nom. N’en déplaise à notre Star du moment.