Y a-t-il, une cellule dormante liée aux explosions de Mutsamudu ?

De 2009 à 2010 des centaines de jeunes comoriens majoritairement des Anjounais prenaient courageusement la route de Téhéran pour des études théologiques ou autres. Raison pour laquelle une importante présence du rite chiite trouve son assise à l’arrivée du président Sambi fidèle à cette religion. Cette fuite de jeunesse a été alertée par les services de renseignements français. D’où l’agence de recrutement de jeunes au compte de l’Iran.

La fuite de cette information a modifié l’itinéraire de départ. Avec la complicité de certaines agences de voyages, ils prennent la destination de Dar Salem pour parvenir en Iran. À Ngazidja un fonds de financement a été mis en place en catimini, pour encourager ces jeunes à pratiquer cette religion. Par contre à Anjouan la négligence des autorités laisse ce phénomène gagner du terrain. Les actes de bienfaisances des Iraniens sont plus importants dans cette île. À l’heure actuelle, des jeunes et des familles continuent de vivre grâce aux largesses des réseaux irano-libanais.

Des intermédiaires ont été placés à Dubaï pour faciliter leurs mouvements commerciaux. Le mécanisme mis en place par Abou Achraf consiste à attribuer des milliers de voitures de la marque japonaise Vitz, Nissan… à certains habitants de l’île d’Anjouan et de la Grande Comore. Ainsi, tous les jours, à partir de 18 heures des taximans font la queue près du domicile de l’ancien patron de la sécurité nationale sis Malouzini Iconi, pour lui donner les versements du jour. Certes font des contrats qui ne durent pas moins d’un an, une fois terminer ces voitures leur reviennent.                                                                   

Ces jeunes ayant toutes les formations nécessaires, les événements survenus à Mutsamudu le 14 Juillet n’étaient pas anodins. On peut qualifier cette réaction de diligente, car ces services permettent de faire marcher le processus économique de notre pays. Ils pensent provoquer l’instabilité dans la population anjouanaise.

Il y a quatre mois de cela, les autorités portuaires de Madagascar ont signalé à leurs homologues comoriens que des jeunes ressortissants comoriens achetaient en grandes quantités des mines et des explosifs à destination d’Anjouan, ce qui obligea les autorités comoriennes à suspendre, à travers des communiqués, les mouvements de navigations maritimes jusqu’à nouvel ordre. À Madagascar, où une importante communauté chiite est installée, les échanges d’informations entre les deux communautés sont quasi quotidiens.

À défaut d’équipements et de ressources humaines aptes à contrôler ce genre de produits dangereux, ce réseau iranien est capable de mettre le chaos dans cette île à tout moment. En espérant que la rencontre entre le ministre de l’Intérieur comorien et son homologue français permettra une coordination sécuritaire capable de démanteler ces réseaux en pleine construction.