Au temps de Sambi – le vice & l’argent roi (Partie 2)

On est en 2008 à l’hôtel Istandra, lors de la remise du rapport des experts de l’OCDE et la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide dans les États fragiles (notamment les Comores). Oubeidi Mze Cheik était à cette époque le Chargé de l’économie et du commerce extérieur et Madame Mariam Tadjidine, directrice générale au Plan. Ces derniers n’ont pas pu inciter à la concrétisation des investissements promis par le gouvernement de Sambi et son investisseur principal : le fameux Bachar Kiwan.

Que sont devenus les 540 millions de dollars promis à Doha ? Les fameux programmes pour l’habitat ? Ou le grand projet pour que les Comoriens aient l’eau chaude ?

La couverture pour un programme mafieux avec ses amis irano-libanais. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi n’a pas hésité à donner les pleins pouvoirs à ce groupe d’escrocs pour réaliser tous projets économiques aux Comores. Raison pour laquelle au temps de Sambi le blanchiment, les détournements de fonds, et la corruption d’État semblaient être monnaie courante et présent à tous les niveaux de l’état.

La banque fédérale des Comores (BFC) constituait sa locomotive de tête. Pour faire imposer ces règles du jeu, ces mafieux ont attaqué nos mœurs. L’hôtel Itsandra était devenu le centre gay et lesbien du pays. L’argent parle et fait parler. Des jeunes se sont livrés à eux. La pédophilie s’est décomplexée. Dans cet hôtel d’abord, puis dans les nombreuses villas des ministres et directeurs généraux de Sambi avaient lieu les actes les plus choquants. Avec l’argent qu’ils détournaient de l’État, ils ont réussi à instituer une prostitution d’État. On se souvient encore de l’arrivée des drogues dites dure et de l’alcool décomplexé. On a tous entendu parlé de la partouze avec des ministres dans un vala, dans un village de Bambao…

À Anjouan, la situation était pire… CGH (Comores golf holding) y avait son siège. Les hommes de Bashar Kiwan ont développé des réseaux de trafic sexuels. On m’a raconté des histoires dignes de films lorsque j’étais à Mutsamudu.

Dans leur quotidien de propagande Al Balad, sur du papier de tirage de très bonne qualité, on voyait les cérémonies des personnalités et les des dîners. Une autre revue, Layanat, qui était commandée par une femme franco-arabe, faisait la promotion d’une culture du sexe sans complexe, en prétendant libérer nos sœurs. Ces ambitions n’étaient que de la poudre aux yeux. Ces fêtes du gouvernement de Sambi ne font que vider les caisses de l’État : ils payaient leurs vices avec notre argent. C’était l’apogée de ceux qu’ont appelé (discrètement) les boss riches, pédés, et connecté.

En 5 ans de gouvernance Sambi, la vente des passeports, l’homosexualité et la pédophilie et les détournements massifs ont changé l’image de notre pays. À quand le retour de l’ordre par l’État ?