L’argent peut-il acheter la démocratie ?

C’est ce qu’on peut parfois entendre dans les bouches à Paris, à Marseille et Lyon tous les week-ends. Que de discours autoritaires et violents. Parfais on se demande dans quel monde nous vivons? Mais passons.

D’une part, lorsque l’on évoque les racines de ce mouvement « contre Azali », on risque de tomber d’un excès à l’autre. Car, il nous fait entrer dans une longue histoire, qui deviendra irrémédiablement antagoniste. Cela n’aura échappé à personne.

Pourquoi autant d’acharnement contre un seul homme? Pourquoi gâcher autant intelligence et d’efforts d’écriture, pour une cause aussi vile, que mal placé ?

D’autre part,  nous savons tous que les feuilletons diplomatiques Comores / Qatar et Comores / Iran sont loin d’être arrivé à leurs termes. À en croire qu’il reste encore quelques saisons à cette série, avant de pouvoir en connaître le dénouement. En effet, ces deux nations du golf ne souhaitent pas abandonner de sitôt, alors qu’ils leur restent quelques acteurs à faire jouer, dans les prochains épisodes. Et cela depuis la mise en place de la nouvelle constitution « post crise » du « 23 décembre 2001, révisée en 2009, en 2013 et le 30 juillet 2018 ». On ne s’étonne donc pas que des « intellectuels » de notre diaspora ne se soient jamais parlé entre eux, comme dans les films de kamikaze, où chacun est conditionné de son côté.

Revenons à notre contexte.

Qui sont les acteurs ce mouvement? Quels sont leurs objectifs? Pas la peine d’être énarque pour savoir de quoi il en ressort. Nous nous ne sommes non plus pas étrangers aux tensions qui s’aggravent de jour en jour au Moyen-Orient.

La petite monarchie du golf et les services secrets iraniens suite à la fermeture des canaux diplomatiques entre Moroni/Doha, Moroni/Téhéran décident ne pas avoir les yeux en face des trous. Heureusement que nous sommes loin au syndrome qui ravage une bonne partit du Moyen-Orient depuis 2011, toutefois les symptômes sont là, autour de nous. 

Ils oublient toutefois qu’un Comorien n’a rien de plus fort que l’amour de sa patrie. Il peut mourir de faim, mais jamais renoncer à sa dignité, son appartenance, d’où la fameuse expression « Woufoukara kawoupoi Mila ». À en croire qu’il s’agit d’une spécificité anthropologique africaine. Mais les citoyens comoriens ne sont pas un instrument de mesure, d’une soi-disante hégémonie dans l’Océan Indien. Ils exigent seulement de pouvoir exprimer leur souhait, librement sans influence étrangère.

À l’heure actuelle, ces deux courants ont mis à dispositions une importante source financière afin de mettre en place une situation politique, susceptible de créer une instabilité permanente dans notre pays. Cela nous rappelle le temps où des personnalités politiques, qui ont dirigé et pillé notre pays, nous servaient hebdomadairement des récits mirobolants sur les bienfaits de la coopération « arabe » avec nos « frères » iraniens ou qataris. De la poudre aux yeux.

Aujourd’hui, aux Comores, nous demandons seulement que la politique de la soi-disante diaspora « négative » ne soit pas un jeu de ruse, aux intérêts des mêmes forces qui ont plongé notre pays dans ses heures les plus sombres. Des ambitions politiques (sous couvert de défense de la « démocratie » et du « développement ») pour le compte bien sûr, de « puissances » étrangères du golf.

Mes pensées vont donc naturellement à nos parents et aux chômeurs et/ou sans-papiers, qui malheureusement se font instrumentalisés chaque week-end, par ceux qu’on appelle ici, avec humour, nos « chers échoués ».