Passage du cyclone Kenneth : « La ponction de 10% de salaire des agents de l’État est un acte de bravoure »

Sagaf Ahmed Mohamed Souleimane – « Je suis agent d’état civil, ma maison que je vivais avec ma femme et mes quatre enfants a été détruite par le cyclone Kenneth, notre champ a été ravagé, nous sommes attristés et nous ne savons pas quoi faire. Mon salaire ne dépasse même pas 40 000 KMF et cela ne me permettra pas de reconstruire ma maison. La décision du gouvernement de ponctionner 10% pour nous aider et non seulement une décision sage, mais aussi mon espoir de construire ma maison ».

Une semaine après le passage du cyclone Kenneth qui a ravagé notre pays et suite à la décision du gouvernement de ponctionner 10% de salaire des agents de l’État, les Comoriens se partagent sur cette décision. Bien que nous sommes dans un pays démocratique et que chacun est libre de commenter; bien que l’opposition cherche à tout prix à mettre en cause les bonnes actions du président réélu Azali Assoumani, plusieurs sinistrés remercient le chef de l’État. Dans un micro-trottoir que nous avons réalisé chez les travailleurs touchés par la catastrophe, sur 25 interrogés, 22 trouvent que «La ponction de 10% de salaire des agents de l’État est un acte de bravoure». Trois personnes ne partagent pas la procédure suivie par le gouvernement. L’un des sinistrés qui embrasse la décision du gouvernement  est un agent d’État civil.

 Assis devant sa désormais ancienne maison, entouré par ses enfants et sa femme, Sagaf Ahmed Mohamed Souleimane nous a confié que «Je suis agent d’état civil, ma maison que je vivais avec ma femme et mes quatre enfants a été détruite par le cyclone Kenneth, notre champ a été ravagé, nous sommes attristés et nous ne savons pas quoi faire. Mon salaire ne dépasse même pas 40 000KMF et cela ne me permettra pas de reconstruire ma maison. La décision du gouvernement de ponctionner 10% pour nous aider et non seulement une décision sage, mais aussi mon espoir » dit-il avant de rajouter qu’il espère que le gouvernement veillera sur la gestion des fonds et matérielles des sinistrés. De son côté, Maman Ben Walid, une commerçante originaire de Ndzuwani qui réside à Moroni Madjadjou  a annoncé qu’elle compte Dieu et le président pour l’aider «j’ai entendu que le président a pris une décision de prendre 10% de salaire pour nous secourir, j’ai confiance en lui. J’attends que le Bon Dieu et notre président nous viennent au secours. Depuis le jour du cyclone, je ne dors pas avec mon mari et mes enfants. Nous sommes partagés chez nos voisins.» Lance-t-elle, les larmes aux yeux ?

Nous rappelons que le président continu d’aller à la rencontre des sinistrés et constater lui-même la grandeur des dégâts causés par le passage du cyclone. Après Ngazidja la semaine dernière, le chef de l’État s’est envolé vers Anjouan ou il a visité Bazimini, Shikoni et le port de Mutsamudu. Ensuite, Azali Assoumani a terminé le tour ce mercredi dans l’île de Moheli ou il a effectué une visite au port de Bwangoma, la ville touristique de Tsamia et enfin Djoezi. Le chef de l’État a renouvelé son engagement de soutenir les sinistrés et à reconstruire le pays.

Cham-S