Reporters Sans Frontières fait-il du mercenariat aux Comores ?

L’organisation de défense de la liberté de la presse, Reporters sans Frontières (RSF), risque à terme de se délégitimer face aux accusations graves de complicités aux Comores. Rien ne prouve son implication directe dans le traitement orienté des articles des journalistes étrangers qui relatent l’information électorale dans l’archipel depuis le 24 mars 2019 suivi de la mise en place du Cnt, organe qualifié de « criminel et terroriste » par les autorités comoriennes.

Mais l’arrestation brutale des deux journalistes français, Cyril Castelliti et Poincignon Louis, proches de l’Extrême droite française, en dit long sur la posture dangereuse que prend RSF qui, décidément, se range derrière l’opposition comorienne et les mouvements de déstabilisation contre toutes les chartes internationales de la déontologie journalistique. L’organisation est en train de salir son image et ne pipe mot sur le comportement suspect de nombreux journalistes qui sont devenus de purs collaborateurs au service de la déstabilisation des Comores.

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Les deux journalistes français se sont déjà disqualifiés en affichant ouvertement leur haine contre le pouvoir en place à Moroni. Sur leurs pages Twitter déjà, les deux journalistes, au statut flou et qui vivent dans le vagabondage financier, collent des images des manifestants hostiles au gouvernement de Moroni, souvent des photos traitées sur Photoshop.  Juste pour inciter les gens à la violence, fabriquer des évènements pour semer le désordre dans le seul but de provoquer le chaos. Le but est de pousser à la violence, aux manifestations comme en Algérie et au Soudan. Quelle forme de journalisme RSF veut-il nous enseigner et défendre ? Un journaliste doit-il faire la politique jusqu’à soutenir des mouvements anti-régimes ? Reportes Sans Frontières a-t-il le droit de soutenir un journaliste mercenaire ? Ou soupçonné de le devenir ?

En affichant une position tranchée aux Comores, RSF risque de jeter sa crédibilité à la mer. L’organisation de défense de la liberté de la presse qui faisait un travail formidable de soutien aux journalistes menacés ou maltraités dans le monde nourrit désormais les soupçons de complicité d’abord au Sénégal puis aux Comores. Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Seydou Guèye avait qualifié RSF de machin colonial, chargé de fabriquer des journalistes au service de la déstabilisation de l’Afrique.

Il convient de noter que Cyril Castelliti et Poincignon Louis, ne figure pas sur l’annuaire officiel des journalistes et freelance français (www.wikiwand.com/fr/Annuaire_des_journalistes_en_France).  Ils vivent au Maroc et prêts à jouer les tours. Les deux gars ont fait le choix de la propagande aux Comores. Un journaliste reste neutre, il relate les faits dans les deux camps et non à devenir une courroie de transmission des mouvements de déstabilisation dans un pays tiers.

Les services de renseignements comoriens avaient mis la main sur deux journalistes de BBC Afrique venus aux Comores pour couvrir « un soulèvement programmé » à Moroni. Ils sont arrivés le mardi 26 mars, à la veille de l’annonce de la mise en place d’un Conseil national de transition (Cnt). Les deux journalistes ont été expulsés car soupçonnés d’importer la violence aux Comores. Reporter Sans Frontières doit garder sa neutralité légendaire, éviter les pièges et se faire manipuler et surtout s’abstenir à soutenir les journalistes-mercenaires payés pour déstabiliser l’archipel des Comores.

Athoumane Kassim, Moroni