La transparence et la crédibilité ont accompagné les élections

Contrairement aux élucubrations de ceux qui souhaitent en finir avec la stabilité et la cohésion légendaires d’un pays comme les Comores, les élections présidentielles et gubernatoriales se sont déroulées dans un climat de quiétude. Loin de moi l’idée de nier les incidents et autres imperfections constatés dans quelques localités à la Grande-Comore et à Anjouan.

Toutefois, vous conviendrez avec moi que ces incidents ne sont pas de nature à entacher la crédibilité et la transparence de ces élections, en témoigne l’engouement manifesté par nos différents partenaires qui ont tous ou presque tenu à réagir. À titre d’exemple, on peut prendre la déclaration de la Suisse qui affirme avoir suivi avec un grand intérêt l’organisation de ces élections et qui s’inscrit dans la logique de l’Union africaine qui exhorte les acteurs politiques comoriens à privilégier le dialogue inclusif, à trouver une solution consensuelle et à recourir non pas à la violence mais aux recours à la cour constitutionnelle.

La déclaration de la commission de l’océan indien appelle également à un élan patriotique pour renouer avec le dialogue. Toutes ces organisations et ce malgré les adeptes des informations erronées, n’ont aucunement rejeté l’organisation transparente et crédible des élections. C’est dans ce contexte que la mission dépêchée par la Ligue des États arabes s’est pleinement réjouie du caractère inclusif, transparent et crédible du scrutin du 24 mars. C’est aussi le cas des pays de la SADC dans une lettre en date du 31 mars 2019.

En effet, le président de cette institution régionale, Hage G.Geingob a félicité aussi bien le gouvernement comorien que la commission électorale nationale et indépendante pour « l’organisation des élections du président de l’Union des Comores et des gouverneurs dans la paix ».

La Sadc a également appelé tous les acteurs politiques à user des moyens légaux de contestation en s’adressant notamment à la cour suprême. Rappelons que ces élections étaient suivies notamment par la France, le Comesa, la Sadc, l’Easf, la Ligue des états arabes, l’Union africaine entre autres organisations. Au regard des différents rapports produits par ces missions, malgré les quelques irrégularités qui ne manquent jamais dans des élections ailleurs comme ici, ces élections sont tout ce qu’il y a de crédibles et de fiables. Raison pour laquelle, les félicitations n’ont pas tardé à fleurir à commencer par les pays frères comme le Maroc à travers son ambassadeur établi à Dar es salam, les Émirats arabes-unis par la voix du vice-président et premier ministre, Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum ou encore la fédération de Russie par le billet de son ambassadeur établi à Madagascar.

Qu’en est-il de la communauté des États sahélo-sahélien ? Le Cen-Sad à travers son secrétaire général, Ibarhim Sani Abani a envoyé ses chaleureuses félicitations au chef de l’État comorien nouvellement réélu au premier tour.

« Cette réélection est assurément la marque d’une reconnaissance de vos qualités d’homme d’État, de patriote convaincu… » peut-on lire sur cette lettre en date du 27 mars 2019