Transparences des élections : le Président Azali mobilise les organisations internationales

Il y a ceux qui connaissent mal le chef de l’État qui nous gouverne et qui continuent à cracher à tout-va au sujet de la sécurisation des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles. Azali Assoumani est le premier à avoir intérêt à exiger la transparence et la sécurisation des prochains scrutins.

Déjà, l’opposition est entrée dans la danse malgré les cris qu’elle a poussés avant le référendum. Aujourd’hui, tous les politiques comoriens se reconnaissent tous dans ce processus décrié. Le président tient donc beaucoup à ce que ces organisations internationales débarquent à Moroni pour deux raisons. La première raison : pousser ces institutions étrangères à entériner sa vision et donc à reconnaître le processus enclenché depuis les Assises nationales au mois de février. Ce sera pour lui une grande victoire diplomatique. La deuxième raison : montrer au monde qu’il y a bien un processus démocratique aux Comores supervisé par des observateurs de l’Oif, de la Ligue arabe, la Commission de l’Océan indien (COI), l’Union africaine, de l’Organisation des Nations-unies (ONU).

Le président Azali Assoumani veut que des observateurs civils et militaires débarquent aux Comores pour superviser le vote et garantir la transparence. Il l’a dit, à plusieurs reprises, devant des chefs d’État ami, comme le nouveau président malgache en marge de son investiture. Le président souhaite bien que le futur président ait la légitimité forte pour gouverner le pays. Azali Assoumani n’a pas attendu les vrais-fausses demandes de l’opposition pour lancer la machine de mobilisation des observateurs internationaux.

Il a, depuis trois mois, engagé des discussions, envoyé des émissaires et introduit des requêtes auprès des organisations internationales. Le président s’est personnellement rendu au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Avenue Bosquet dans le 7e arrondissement à Paris où il a rencontré la patronne de l’Oif, Louise Mushikiwabo. La Francophonie va donc envoyer des observateurs sur place aux Comores.

Le président a déjà obtenu l’aval de la Ligue des États arabes à la suite d’un courrier au secrétariat général à la fin du mois de décembre dernier. Le Royaume du Maroc a été approché pour jouer les lobbyings auprès des services de l’organisation. On parle d’une cinquantaine d’observateurs attendus. Il se pourrait aussi que l’Organisation de la coopération islamique (Oci) envoie des observateurs. Mais la réponse définitive n’est pas confirmée.

Le président Azali Assoumani a reçu jeudi 31 janvier à Moroni le nouvel ambassadeur de l’Union européenne aux Comores toujours pour demander l’arrivée aux Comores d’observateurs pour superviser les élections. « Dans le souci d’assurer la transparence et la crédibilité de l’élection présidentielle, le chef de l’État, Azali Assoumani, a reçu hier dans la matinée l’ambassadeur de l’Union européenne (Ue) avec résidence à Madagascar, Giovanni Di Girolamo », d’après le journal Al-watwan du vendredi 1er février 2019.

Le président Azali a introduit une requête auprès de la Commission de l’Océan indien (COI). Le vice-président de la République des Seychelles, Vincent Mériton, effectue d’ailleurs une visite aux Comores du 3 au 6 janvier pour parler du dossier de la sécurisation des élections. Les Seychelles assurent actuellement la présidence en exercice de la COI. Parmi les doléances des autorités comoriennes, il y a la demande d’envoi d’observateurs aux Comores. Le président va aussi se rendre au siège de l’Union africaine la semaine prochaine. Il va demander l’Union africaine d’envoyer des observateurs.

Donc, nous qui suivons de loin l’actualité de notre beau pays, nous croyons que ce président, malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, fera tout pour qu’il y ait des observateurs aux Comores. Il va déployer les gros moyens pour que toutes les organisations, institutions internationales envoient leurs observateurs aux Comores. Le premier gagnant, c’est d’abord lui. Le président Azali Assoumani est beaucoup plus attaché à l’esprit de scrutins crédibles que toute autre personne.

Ali Boina, Nice