Aux abonnées absentes, l’opposition en difficulté pour trouver des candidats

À trois mois des élections législatives, le groupe de l’opposition traîne des pieds pour trouver des candidats consensuels.

Les difficultés sont en effet nombreuses et les diverses forces vives qui s’opposent au pouvoir, sont encore loin de converger vers un compromis.

Tantôt le parti Juwa et l’UPDC ne veulent pas participer aux élections, tantôt d’autres refusent l’idée de jouer à la politique de la chaise vide.

Dans le même temps, un homme – dont personne ne veut plus être associé – continue de diviser l’opinion au sein même du mouvement de l’opposition. Au lieu de prendre les meilleurs dans leurs rangs ou tout au moins les professionnels incontestables, la stratégie choisie semble être celle qui consiste à mettre en avant les hommes qui ont ruiné l’avenir et l’espoir de ce pays. Il n’est donc pas surprenant si depuis 1980 que cet homme est entré dans la sphère politique, seul moins de 50% de son groupe qui lui soit resté loyale aujourd’hui.

Chez les autres opposants, ce n’est pas plus reluisant. Fahmi Saïd Ibrahim est trop arrogant et Mouigni Baraka Saïd Soilihi est trop hésitant. Quant aux autres, on constate que peu à peu, les portes de Beit Salam s’ouvrent pour eux. Malheureusement pour le parti Juwa, depuis l’erreur commise en envoyant maître Mahmoud aux élections présidentielles, le parti tourne en rond et aucune autorité – autre que Sambi – n’arrive à s’imposer et orienter le parti.

Hormis cela, l’opposition ne compte pas se désunir, mais seulement étaler au grand jour sa mésentente.  De plus, nous savons de source sûre qu’il n’y a pas de situation de rupture entre Mahmoud, Barwan et Mouigni Baraka.

Aux vues de ce cafouillage, la défaite de l’opposition semble inévitable, sachant qu’elle ne dispose pas des outils politiques pour faire face au gouvernement. Et par expérience, la manœuvre de gouvernement entraînera la réussir de ces votes.

Inopportunément, le peuple comorien est pris en otage par la dictature des idées d’une opposition sans convictions, et surtout par le manque d’idées dignes d’une varie opposition constructive.

Dans notre pays, un opposant ne signifie rien de plus qu’une personne voulant ses intérêts personnels sur le dos gouvernement.