Tocha Djohar commence à penser au chemin du retour

Ces collègues et camarades de l’Assemblée nationale l’avaient surnommé le bulldozer. Loin d’être légiste, il y était alors le responsable des contrats passés entre l’État et des entreprises privées opérant sur le territoire national.

On se souvient entre autres de ces deux derniers coups d’éclat, lorsqu’il avait convoqué – pour le bien d’une « enquête » / raquette – le responsable de la société Lafarge et par la suite, le directeur général de l’OCOPHARMA. Il était loin dans ces acrobaties en allant même inviter la presse pour donner plus de crédit à son « enquête ».  Mais depuis, il a fermé boutique laissant ces investigations derrière lui pour prendre la fuite en France.  

Tout a en effet commencé lorsqu’il voulut rivaliser avec le gouvernement en dévoilant au grand jour ces véritables motivations et ambitions.

Pour rappel, il fut invité à occuper le siège parlementaire de son titulaire Fahmi Saïd Ibrahim, qui fut alors appelé à occuper la fonction de ministre d’État.

Par la suite, Tocha fut poursuivi pour incitation à la violence, en raison de son rôle aux élections du mois du juillet 2018. Par conséquent, on lui leva son immunité parlementaire dans le cadre des poursuites judiciaires engagées contre lui.

Destitué en juillet 2019, et conscient de son délit, Tocha Djohar prépare selon ses proches de Marseille, un retour aux Comores. 

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Son mouvement se disloque et pousse des sympathisants à quitter le navire. Tocha Djohar aurait donc décidé de se rendre à Paris le jour de la conférence des bailleurs, afin de renouer le fil avec les autorités.