La politique peut-elle être morale ?

Résumé de l’article :

  • De nombreuses circonstances ont été prouvées par le tribunal contre Larifou à savoir l’enrichissement personnel à hauteur de 62 000 euros, la banqueroute, la faillite, l’abus de sociaux, etc.

  • Pour trouver refuge et échapper à la justice, Larifou a eu l’idée de génie de s’intégrer dans au groupe – autoproclamé – Comité National de Transition (CNT).
  • Le but de sa nomination au poste de Vice-président du (CNT) a été réactualisée pour qu’il bénéficie du statut de réfugié politique.
  • Nous nous souvenons tous de ce coup de cinéma, lorsque Larifou allongé sur le sol d’une clinique de Moroni, faisait semblant d’avoir été brutalisé par la police. Sacré acteur !
  • Mouigni baraka est aux abois, car entouré par une bande détourneurs de fonds.
    • En première position, Mohamed Ali Soilih. Ministre des Finances et du Budget, au détriment de l’intérêt national.
    • En deuxième position, Razida qui était alors directeur de l’El Maarouf, qui avait détourné d’importantes quantités de matériels médicaux modernes,
    • En troisième position, nous avons Hassan El Barwan un commerçant en faillite connue par les banques pour son insolvabilité, et par la population pour avoir été un temps ministre de Sambi.

La question n’a jamais été plus d’actualité qu’après la condamnation de l’avocat Said Larifou.

À l’issue de sa condamnation par le tribunal de Saint-Pierre à la Réunion, un an de prison avec sursis et une amende de 80 000 euros ont été requis à l’encontre du prévenu. Par ailleurs, de nombreuses circonstances aggravantes ont été prouvées par ce tribunal à savoir : l’enrichissement personnel à hauteur de 62 000 euros, la banqueroute, la faillite, l’abus de sociaux, le détournement et la dissimilation d’actifs. La liste est en effet longue.

Informé depuis le mois d’août de sa convocation, l’ex-avocat s’est petit à petit infiltré dans le mouvement de la diaspora comorienne à Marseille. En effet, pour trouver refuge et échapper à la justice, Larifou a eu l’idée de génie de s’intégrer dans au groupe – autoproclamé – Comité National de Transition (CNT), crée par une poignée de personnes soi-disant opposantes, mais en quête d’influence et de reconnaissance à la suite des précédentes élections présidentielles.

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L’ex-avocat sait bien ce qui lui attend. C’est pour ça qu’en parallèle, il a manœuvré avec Mouigni Baraka Saïd Soilih, pour que ce dernier lui attribue une nomination au sein du CNT, dans l’espoir de contourner ses poursuites judiciaires. Sa désignation au poste de Vice-président dudit (CNT) a été officialisée et réactualisée sur les réseaux sociaux au cours des dernières semaines. Le but étant de bénéficier de l’asile ou du statut de réfugié politique. 

Nous nous souvenons tous de ce coup de cinéma, lorsque Larifou allongé sur le sol d’une clinique de Moroni, faisait semblant d’avoir été brutalisé par la police au point de bénéficier d’une procédure d’évacuation d’urgence. Quelques jours plus tard, on le voyait assis dans un fauteuil roulant quelques parts dans un hôpital parisien.  Sacré acteur !  

Son combat et ses convictions semblent à ce jour être perdus. Toutefois, bien que ce délinquant financier voie sa carrière d’avocat être réduite à néant, le roi de l’arnaque est devenu l’un figurant les plus assidus dans les rangs des « libérateurs de la diaspora ». Mais comme toutes les vérités finissent par éclater au grand jour, il s’est vite fait rattrapé par ses propres mensonges et ses histoires à dormir debout.

La question que nous nous posons est donc « pourquoi continue-t-on, en France et aux Comores, à croire aux mensonges d’un homme prétendue défenseur des droits d’autrui, et qui consacre le clair de son temps à courir après ses propres intérêts et « droit » ?

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Mouigni baraka est aux abois, car entouré par une bande détourneurs de fonds.

En première position, Mohamed Ali Soilih. L’homme a passé ces quinze dernières années (avant Azali, 2016) au poste de Ministre des Finances et du Budget, en abandonnant les prérogatives nationales à des groupes et organisations étrangères, au détriment de l’intérêt national.  

En deuxième position, Razida qui était alors directeur de l’El Maarouf. On se souvient tous que ce dernier avait détourné d’importantes quantités de matériels médicaux modernes, dont notamment un scanner et un équipement de télémédecine destinés à l’hôpital. Ce matériel offert par le gouvernement indien était prêt à être connecté au VSAT et à la centaine d’ordinateurs du réseau. Tout ça a été vendu à l’île Maurice. Bravo l’artiste.

Il avait été alors forcé de démissionner par le Président Ikililou. Son départ ayant été accompagné de cris de youyou et des manifestations de joie de la part du  personnel de l’hôpital.

En troisième position, nous avons Hassan El Barwan un commerçant en faillite connue par les banques pour son insolvabilité, et par la population pour avoir été un temps ministre de Sambi (pour régler ses dettes). À l’instar de feu Ahmed Abdallah Sambi, Hassan El barwan avait les mains libres auprès de plusieurs sociétés d’État comme Comores hydrocarbure et Onicor pour pouvoir éponger ses dettes et tenir ses créanciers en respect. Bien joué !

Ce qui nous ramène à notre question de départ, la politique peut-elle être morale ?