Complot de l’union de l’opposition contre Maitre Mahamoud

Des agissements irresponsables et inexplicables des candidats de l’opposition, incitant leurs militants à casser les urnes, saccager les bureaux de vote et ainsi espérer interrompre le processus électoral après avoir appelé tous leurs militants à aller voter le matin même du 24 mars 2019. Le seul grand perdant de cette opération machiavélique? C’est Maitre Ahamada Mahamoud.

Lui, il avait des atouts à faire valoir. Il était pourtant bien représenté dans bon nombre des villes et villages du pays, même aux fins fonds des régions les plus reculés. Malheureusement, il a été manipulé par des candidats, qui se savaient incapables de réunir, 2% des suffrages exprimés. Ces candidats ce sont érigés en leaders de ce qu’ils ont appelé à tort, «Union de l’Opposition». Je veux parler de Campagnard Ali Mhadji, Mzimba ou Achmet.

Mahamoud Ahamada, a vu le laîlat el kadr, et n’a su quoi faire. Le jour où la Cour Suprême a invalidé la candidature d’Ibrahim Mohamed Soulé, initialement investi par le parti Juwa, ce dernier s’est rapproché sans condition avec son parti de Mahamoud Ahamada, pourtant candidat indépendant et lui a affirmé son soutien plein et entier. Avec cet apport, Mahamoud Ahamada, faisait désormais parti des favoris à cette élection.

Hélas, novice dans la politique qu’il est, l’Avocat de Chomoni a suivi la tête baissée, tel un mouton, les plans et stratégies suicidaires de ses propres bourreaux, Campagnard, Mouigni Baraka, Hassane Hamadi, Ali Mhadji et Achmet. Malheureusement Mahamoud Ahamada, a compris bien trop tard qu’il était entrain d’aider des personnes machiavéliques à creuser sa propre tombe. Lui seul parmi tous les autres candidats de l’opposition, pouvait espérer ou prétendre à être présent à un éventuel second tour, si Azali n’y passait pas des le premier.

L’Avocat de l’ancien Président Sambi a fini par verser des larmes, le matin du vote alors qu’il exerçait son devoir civique, dans sa ville natale, lorsqu’il a vu des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, débordant de joie, fiers de leur enfant et frère qui brigue la magistrature suprême du pays, alors qu’en amonts ses compagnons d’infortunes avaient déjà prémédité la casse et le sabotage du scrutin dans les prochaines heures et n’attendaient plus que le signal de Maitre Mzimba et Campagnard.

Mzimba, ce malhonnête et opportuniste Avocat et homme politique qui a octroyé frauduleusement durant la période de la Campagne, la qualité d’Avocat au Barreau de Moroni, dont il était jusqu’ici le Bâtonnier, à une demi-douzaine de juristes, sans que ces personnes répondent aux critères fixées par la loi. Cette forfaiture dont ont bénéficié entre autres, Moncef Said Ibrahim, Youssouf Boina et Maliza Youssouf Said, a été négociée contre un soutien et une participation directe et effective, conjoints et parents compris, à son équipe de campagne.

Le plus flagrant étant que le père de Maliza, Monsieur Youssouf Said s’est proposé Directeur de Campagne du Candidat Mzimba et Youssouf Boina a lui-même retiré sa propre candidature pour soutenir le Bâtonnier et Moncef Said Ibrahim a tourné le dos à son propre frère, le candidat Fahmi Said Ibrahim, pourtant un des sérieux prétendants. Bien évidemment les confrères Avocats de Mzimba ont manifesté leur indignation contre cet agissement qui n’honore, ni l’homme ni le métier, ni la fonction. Mzimba a été évincé illico-presto par décision unanime de ses pairs Avocats de sa qualité de Bâtonnier de l’Ordre des Avocats.

Quant à Campagnard, ce haut gradé à la retraite, ancien Chef d’État Major de l’AND, qui a usé de cette qualité, pour s’approprier du matériel roulant de l’armée dont des camions et en faire des biens personnels. Il s’est par la suite servi dans les stocks de matériel et pièces détachés de l’armée, pour entretenir et équiper « ses propres camions » et ainsi faire avancer son idée « géniale » de société spécialisée dans les livraisons et le ramassage des ordures, grâce aux camions frauduleusement soustraits à l’armée.

Ce Campagnard qui en 2003, alors Chef d’État Major de l’Armée, avait ordonné de tirer sur des manifestants pacifiques transperçant de balles réelles des adultes et enfants en bas âge des bas quartiers. Ce même Campagnard crie au crime aujourd’hui parce qu’une manifestation improvisée, appelant à la violence et au saccage du site de collecte et de décompte du scrutin a été dispersée par gaz lacrymogène.

Ce pauvre de Mahamoud, s’est vu voler toutes ses chances par ses acolytes qui se savaient n’avoir aucune chance de gagner l’élection.

N’est ce pas que l’adage dit que « vaut mieux être seul que d’être mal accompagné » et que le vieil africain a dit un jour «celui à qui appartient la pirogue, c’est lui qui indique le mouillage».

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