L’opposition joue à la politique de la chaise vide 🗳💺

Pour rappel, que les Comoriens sont appelés aux urnes en janvier 2020, pour renouveler leur Assemblée nationale. La course est lancée. Dénudées de zones d’influence dépourvues, toutes les stratégies sont désormais bonnes pour exister. Le groupe de l’opposition n’est toujours pas « un » et chacun essaie de tracer son chemin de son côté.

Le congrès du parti CRC n’arrête pas à créer des remous dans le camp de l’opposition. Grâce à la mise en place de cellules et les renforcements des différentes coordinations, à Anjouan, Mohéli et à la Grande Comore, le parti au pouvoir s’endurcit et risque de faire imploser les groupes de l’opposition. 

Entre temps, le nouveau Secrétaire Général Mohamed Youssouf alias Belou, a déjà mis à exécution son plan stratégique afin de gagner la confiance du peuple en vue des échéances électorales prévues au cours du mois de janvier 2020.

Une fois n’est pas coutume, au sein du camp de l’opposition, certains « irréductibles » pensent à boycotter ces élections en multipliant les requêtes auprès des instances régionales et internationales. D’autre quant à eux, plaider pour que la « transparence » soit assurée au cours de ces dites élections.

Difficile de trouver un compromis dans cette bataille électorale et impossible de converger vers une stratégie commune, car aujourd’hui ce sont les intérêts de chaque parti qui priment. Selon les sources, une commission est mise en place pour étudier un nouveau protocole d’accord et ce dernier sera signé d’ici la fin et mi-décembre avec à sa tête Mohamed Ali Soilih alias Mamadou – « Président de l’opposition ».

Selon les ténors de l’opposition, la politique de la chaise vide n’est pas la solution, car il semble que les assises nationales, le referendum leur ont beaucoup appris sur les réalités de la politique. « On a vécu trois ans dans l’impasse, ce n’est pas pour revivre ce genre de situation » a précisait un de membre de l’opposition.

D’après cette même source, la grande majorité « d’entre eux » convergent à mettre à fin à la politique de la chaise vide. Malgré les appels au boycott menés par le parti Juwa, qui espère profiter de cette occasion pour négocier le sort de leur président Sambi. Le camp présidentiel espère quant à lui obtenir la majorité absolue. À suivre.