Rétrospective sur le crash du Yemenia : un mystère classé secret Défense ✈️ 🇾🇪

Dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin 2009, les Comores ont connu la plus tragique des catastrophes aériennes de son histoire. On parle même de la plus meurtrière dans l’océan indien, par son lourd bilan humain. Nous voilà aujourd’hui dix ans après le crash de l’Airbus A310 de la Yemenia.

À son bord, on comptait 152 passagers, tous disparus. La seule rescapée étant Bahia Bakari, une jeune adolescente de 13 ans à l’époque. Que s’est-il passé ? Nous nous contenterons dans un premier temps de relater certains faits. En provenance de Sanaa (Yemen), l’Airbus a rapidement disparu des radars après avoir amorcé la phase d’atterrissage. Quelques instants plus tard, les personnes venues accueillir leurs familles et le personnel de l’aéroport ont entendu retenir un fort bruit de moteurs. À ce moment-là, l’avion est toujours absent des radars de l’ASECNA et hors de portée de vue des sapeurs-pompiers (COSEP) postés à l’aéroport.

Il va sans dire que cette catastrophe revête un côté « mystique ». Ceci s’explique d’une part en raison du manque de communication officielle à l’époque, et d’autre part à cause du caractère inédit et dévastateur de cette catastrophe. Les informations se contredisent et les analyses s’affrontent. Certains parlent de mauvaises conditions météorologiques, de la vétusté de l’appareil ou encore d’une erreur humaine (pilotage). D’autres cependant évoquent plutôt la thèse d’un tir involontaire de missile, qui aurait heurté l’avion au large de nos côtés lorsque celui-ci amorça sa phase d’atterrissage.

Revenons aux sources. Le lundi matin un navire de guerre Français, plus particulièrement une frégate, « la Rieuse », après avoir jeté l’ancre pendant quelques jours au Port de Moroni, repris la mer.

Quelques analystes évoquent alors deux hypothèses, la piste du règlement de compte, ou celui de l’avertissement. En effet TOTAL, une compagnie pétrolière française se voit abusivement et sans préavis, retirer quelque mois plus tôt le contrat de livraison d’hydrocarbures aux Comores.
Vu de loin on verrait : le fournisseur colonial qui exploite durant des longues années son territoire se fait remplacer par le groupe Iranien INS, basé à Dubaï. Il est clair que souvent la règle du jeu politique doit obéir quelques événements mystérieux, qui ne sont pas à la portée des citoyens.

À cette maladresse politique menée par le Gouvernement de SAMBI, s’ajoute son incompréhension des enjeux stratégiques de notre pays. Il est vrai que les Comores sont de petites îles. Mais les enjeux de sa géostratégie sont multiples. En effet, des puissances antagonistes se livrent à l’occasion des batailles féroces pour tel ou tel intérêt et comme d’habitude, la population (qui ignore toujours ce qui se trame) est toujours la première des victimes. En voilà un parfait exemple. Une tragédie humaine qui a meurtri tout un pays et pour s’en débarrasser, le Gouvernement SAMBI n’a pas hésité à sacrifier toutes ces âmes, au nom de la raison d’État et du « secret défense ».

Depuis l’arrivée au pouvoir du Président SAMBI, le pays a redéfini sa politique étrangère au Moyen-Orient. En se rapprochant notamment du monde chiite, hostile déjà à l’époque, de l’Occident et des Saoudiens. Durant le règne de SAMBI, l’Iran avait un accès libre et toute la liberté de jouir et disposer de nos eaux territoriales. Ainsi, de nombreuses manœuvres militaires se sont multipliées dans nos mers. S’en est suivi une guerre de nerfs entre l’Iran, Israël, la France et ses alliés. En effet, dans la mesure où les Comores jouent un rôle prépondérant dans l’entrée du détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de 45% de l’or noir mondial, l’introduction de l’Iran (par le gouvernement SAMBI) dans la chaîne de contrôle de celui-ci a certainement changé la donne. Et le moins qu’on puisse dire est que cette nouvelle influence, n’arrange pas du tout les affaires des maîtres du jeu/monde. Il faut envoyer un message fort, quitte à faire des sacrifices.

Il faut rappeler aussi que l’Arabie saoudite détenait à l’époque, une part majoritaire dans la compagnie Yemenia. Et l’Iran, voulant imposer à tout prix sa présence, n’a pas hésité une seconde. Rétrospectivement, il en ressort que toutes ses vies innocentes ont été victimes de la politique prochiite du Président SAMBI.

À noter que l’arrivée du Président Iranien aux Comores (escorté par un bateau de guerre jusqu’au large de nos côtés), sans la moindre association de nos services, puis l’octroi d’une licence de pêche TRÈS avantageuse à un chalutier de pêche iranien, font aussi partis de cette stratégie globale de domination iranienne sur les eaux territoriales comoriennes, à la croisée des chemins entre le cap de Bonne-Espérance, le détroit d’Ormuz et le canal de Suez.