🔞🚦👉🏾 Diplomatie à l’envers ou un fils sur les traces de papa!

Il est plébiscité par les aigris et les médias les plus engagés de la place. Il ? Oui. Il s’agit de celui qui fut patron de la chambre de commerce et qui a fait disparaître dans la nature la bagatelle somme de 38 000 000 fc. Une somme qui s’est évaporée et dont l’affaire en justice est étouffée par ses réseaux pour avoir été Directeur de Cabinet du Garde des Sceaux.

Il, c’est M. Fahmi qui n’a, en conséquence, pas agi, au nom de la Corée du Sud. S’il était question de morale et de patriotisme, il aurait rendu d’abord les 38 000 000 fc des contribuables comoriens à la chambre de commerce et, être propre comme de la neige avant de se comporter en donneur de leçons.

M. Fahmi est un rĂ©el fils Ă  papa. N’est ce pas son père, ancien fonctionnaire de l’ONU et militant du Mouvement MaorĂ©, nommĂ© Ambassadeur Extraordinaire et PlĂ©nipotentiaire de l’Union des Comores Ă  Pretoria n’y a jamais mis ses pieds sans pourtant renoncer Ă  ses fonctions ? Papa s’est contentĂ© de percevoir le salaire d’un Ambassadeur en poste tout en rĂ©sidant Ă  Moroni. Tel père tel fils ! MoralitĂ© ? Il aurait dĂ©missionnĂ© le jour oĂą la PrĂ©sidente du pays qu’il reprĂ©sentait Mme Park Geun-hye, destituĂ©e une annĂ©e auparavant, a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  25 ans de prison dans le cadre d’un scandale de corruption et d’abus de pouvoir.

Elle Ă©tait arrĂŞtĂ©e, menottĂ©e et incarcĂ©rĂ©e pour dĂ©tournement de fonds et abus de pouvoir. Pour rappel, un scandale de corruption et de trafic d’influence a fait tomber la prĂ©sidente sud-corĂ©enne, Park Geun-Hye, accusĂ©e d’avoir Ă©tĂ© sous la coupe d’une sulfureuse conseillère de l’ombre, Choi Soon-Sil.

Après une multiplication de manifestations avec des millions de participants exigeant sa dĂ©mission, les dĂ©putĂ©s sud-corĂ©ens ont votĂ© le 9 dĂ©cembre 2016 sa destitution. La cour d’appel de SĂ©oul a alourdi Ă  25 ans de dĂ©tention la peine de l’ancienne prĂ©sidente Park Geun –hye, qui avait Ă©tĂ© destituĂ©e l’annĂ©e dans un retentissant scandale de corruption et d’abus de pouvoir. Première femme Ă©lue prĂ©sidente en CorĂ©e du Sud, elle avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e en mars 2017 pour toute une sĂ©rie d’accusations qui ont mis en lumière les accointances troubles entre le pouvoir politique et les grands conglomĂ©rats familiaux. Elle avait Ă©tĂ© condamnĂ©e en avril en première instance Ă  24 annĂ©es de dĂ©tention.

La chute de la prĂ©sidente conservatrice, consĂ©cutive Ă  des manifestations monstres dans tout le pays, a permis l’alternance et l’Ă©lection de Moon Jae-in (centre-gauche), qui a contribuĂ© au spectaculaire rapprochement entre les deux CorĂ©es. L’affaire Ă  tiroirs avait permis de rĂ©vĂ©ler l’influence Ă©norme sur la prĂ©sidente de sa confidente de l’ombre, Choi Soon-sil, une « amie de 40 ans » surnommĂ©e « Raspoutine » par les mĂ©dias et qui n’occupait aucune fonction officielle.

Les deux femmes Ă©taient notamment accusĂ©es d’avoir contraint les grands groupes sud-corĂ©ens Ă  leur verser en Ă©change de faveurs politiques des dizaines de milliards de wons, d’avoir crĂ©Ă© une « liste noire » des artistes critiques de sa prĂ©sidence ou d’avoir limogĂ© les fonctionnaires qui s’opposaient Ă  ses abus de pouvoir. Pourtant, M. Fahmi Thabit a, continuĂ© Ă  servir des gens corrompus.

En ce qui concerne la violence prônée par Campagnard et ses acolytes, M. Fahmi a-t-il donc agi en âme et conscience ? Apparemment, c’est le cas. Les affaires de famille priment avant tout. Sa belle-mère, Mme Abbasse Amina Hassanaly et sa belle sœur par alliance, Mme Nadia Tourqui ont eu emprise sur lui. Ces supporters de taille du colonel Campagnard, jadis militantes et activistes de la 3ème voie, l’ont envoûté jusqu’à perdre le contrôle devant le corps diplomatique accrédité aux Comores.

La politique politicienne a fait de lui un héros national, selon le patron de Hayba FM et la soit disante « brillante et patriote » correspondante de RFI à Moroni. Non. M. Fahami Thabit, ce jeune corrompu, agressif, virulent et mal poli devant les autres est loin d’être un diplomate et, encore moins un héros.

Abidine Nahoudha